Des chercheurs japonais de Toshiba et de l'université de Tokyo, menés par le professeur Tadahiro Kuroda, ont découvert comment littéralement décupler le potentiel des SSD. Ils ont effectivement développé une technologie qui permet de réduire leur taille de 90%, tout en abaissant leur consommation de 70%. Nos bons vieux disques durs ont beau être déjà dépassés par les SSD en terme de performance et de fiabilité, s'il y a bien un domaine sur lequel ils avaient jusqu'à présent l'avantage, c'était sur le rapport encombrement/capacité. À format identique, les disques durs offrent à ce jour le double de la capacité maximale des SSD. La découverte de ces chercheurs permet de concevoir un SSD de 1 To de la taille d'un timbre poste. Le prototype est composé d'un contrôleur et d'un empilement de 128 puces mémoire de NAND Flash, reliées entre elles par communication sans-fil, ce qui permettrait en outre de réduire les couts de production, contrairement à ce qu'on pourrait penser. En sortie, ce support de stockage offrirait un taux de transfert de 2 Gbps (250 Mo par seconde). Les chercheurs espèrent obtenir un prototype viable en 2012, sans qu'on sache quel prix il vaudrait.
Après Acer, Compaq annonce la commercialisation de l'Airlife 100, un Nebook mû par l'Android OS (et non par Chrome OS). Au cœur de la machine, l'habituelle gamme Atom d'Intel cèdera sa place à un processeur Qualcomm de type Snapdragon hérité du monde des Smartphones (pas encore confirmé officiellement, mais très probable). Ce Smartbook (terme cher à HP pour désigner un Netbooks embarquant des caractéristiques qui sont empruntées aux Smartphones). Sera doté d'un écran tactile de 10.1 pouces, d'un disque SSD de 16 Go et d'une connectique Wi-Fi et 3G. HP annonce que la durée de vie de la batterie pourrait avoisiner les 12 heures. En Europe et en Amérique latine, l'appareil devrait également être subventionné sous réserve d'un abonnement lié chez l'opérateur Telefonica. Que va donner cet étrange mélange de genres qui emprunte son concept principal au monde des Netbooks tout en mixant quelques éléments que l'on a l'habitude de voir sur les Smartphones (Android OS, écran tactile, processeur Snapdragon) ? Une éventuelle prise en mains lors du mobile World Congress de Barcelone pourrait nous en apprendre davantage.
Dell a donné un successeur de moins de 1 cm d'épaisseur à l'Adamo premier du nom en fin d'année dernière, mais le lancement de cette nouveauté n'avait jusqu'à présent pas été répercuté sur le tarif de son aîné. C'est désormais chose faite, du moins aux États-Unis, où le premier Dell Adamo vient tout juste de passer à 1 000 dollars. Ce nouveau Dell Adamo offre une fiche technique intermédiaire aux deux précédentes configurations. Il abrite ainsi le processeur Core 2 Duo SU9400 cadencé à 1,4 GHz du modèle haut de gamme, les 2 Go de mémoire vive du bas de gamme et le SSD de 128 Go commun aux deux. Il est enfin dépourvu du modem 3G du haut de gamme. Les deux modèles avaient été lancés aux prix publics de 2 000 et 2 700 dollars, avant de connaitre une petite baisse de prix. La nouvelle version est donc au moins deux fois moins chère qu'au lancement ! Dell n'a pas communiqué sur une hypothétique baisse de prix en France et en Europe, mais elle n'y a pas encore été répercutée. Le Dell Adamo s'y négocie 1 350 euros, tandis qu'un Dell Vostro V13 est commercialisé à partir de 500 euros.
HP a profité ce matin de la présentation à la presse de sa collection printemps 2010 pour détailler sa nouvelle gamme de « mini PC » pour la France. L'occasion de découvrir les spécificités qui nous avaient échappé lors de leur annonce aux États-Unis et de faire le point sur leurs prix de vente. Le premier fabricant mondial d'ordinateurs a donc adopté la plateforme Pine Trail, qu'un seul modèle abrite en France. L'américain relance en outre un ancien modèle à prix plancher. Le HP Pavilion Mini 210 se décline en quatre références qui ont en commun la seconde génération du processeur basse consommation d'Intel, l'Atom N450, épaulé par 1 Go de mémoire vive. Ils sont alimentés par une batterie à 6 cellules leur conférant un poids de 1,22 kg et une autonomie de 9 h 30, dans le cadre d'une utilisation peu probable toutefois, Wi-Fi éteint. Pour un prix public de 280 euros, le 210-1050 est muni d'un disque dur de 160 Go, d'un clavier standard et d'une dalle matte. Les 210-1070, 210-1080 et 210-1090 ne se distinguent que par leur coloris argenté, rouge ou bleu et s'affichent quant à eux à 320 euros. Ils disposent d'un disque dur de 250 Go, d'un clavier à touches espacées et d'une dalle brillante sans bord. Pour une raison inexpliquée (et inexplicable), seul le modèle premier prix bénéficie d'une dalle matte. Pourtant s'il y a bien un type d'ordinateur qui tire parti d'une dalle matte, c'est le netbook, particulièrement sujet aux reflets au fil de ses nombreux déplacements. Ils fonctionnent sous Windows 7 Edition Starter et bénéficient d'un système d'exploitation Linux à démarrage instantané (une dizaine de secondes), qui permet de naviguer sur internet et, fait suffisamment rare pour être mentionné, d'accéder à la musique et aux photos stockés sur son disque dur. Le Compaq Presario cq10 d'ancienne génération s'affiche quant à lui au prix plancher de 250 euros, sans compter une offre de remboursement de 50 euros, valable du 27 janvier au 17 février, qui ramène son prix à seulement 200 euros. À ce tarif, il se contente d'un processeur Atom N270 de première génération et d'une batterie à 3 cellules abaissant son autonomie à 3 h 30. Il fonctionne sous Windows XP Edition Familiale.
Depuis quelques temps, Ericsson mais aussi Huawei, ZTE, Alcatel et Qualcomm cherchent à rendre leurs réseaux de haut-débit mobile « 4G » LTE interoperables avec la 3G. Cela permet ainsi aux mobinautes d'utiliser leurs téléphones ou clés USB 3G et de basculer ensuite automatiquement en LTE si leur terminal le permet. Au mois de décembre Ericsson annoncait être entré en phase d'expérimentation. Aujourd'hui nous avons un peu plus d'informations et c'est en fait l'opérateur mobile 3 qui a choisi Ericsson pour le déploiement d'un réseau mobile très haut débit sur l'ensemble du Danemark et dans quatre grandes villes suédoises. En plus d'un réseau WCDMA/HSPA utilisant la bande de fréquence de 900MHz, l'infrastructure actuelle devrait être mise à jour et se conformer au standard HSPA Evolution. Alors que la connexion 3G affichait déjà un débit théorique de 21 Mbits/s, celui-ci va passer à 84 Mbits/s. Peder Ramel, PDG de 3 Scandinavia déclare fièrement : « Nous avions été les premiers à lancer la 3G + dans les régions nordiques », avant d'ajouter : « Nous sommes aujourd'hui encore les premiers à signer pour l'installation du réseau 3G le plus rapide au monde ». Ce contrat de trois ans entre les deux parties permettra également l'optimisation du réseau mobile dans les zones reculées.
Disponible depuis le 5 janvier dernier aux États-Unis, le premier smartphone commercialisé directement par Google, le Nexus One, n'aurait été vendu en une semaine qu'à près de 20 000 exemplaires. C'est à dire 12 fois moins que le Droid de Motorola (Milestone en France) lors de sa sortie aux USA. Et selon le géant américain de la recherche sur Internet, le manque de popularité de son premier Google Phone ne serait pas dû à sa campagne de communication associée, au design ou aux fonctionnalités du produit. C'est sur le plan tarifaire que le bât blesse. Son prix, subventionné pour les actuels clients de T-Mobile - l'opérateur qui le vend en avant-première -, vient donc d'être revu à la baisse. Commercialisé 530 dollars « nu » ou 180 dollars pour les nouveaux clients de T-Mobile (engagement de 2 ans), le Google Phone vient de voir son prix baisser de 100 dollars en renouvellement, passant désormais à 279 dollars. Les premiers clients de T-Mobile l'ayant acheté au prix fort (379 dollars) ont reçu dans la nuit un courrier électronique pour les avertir du remboursement de 100 dollars sur le prix d'achat du smartphone, pour ne pas les pénaliser par rapport aux nouveaux acheteurs du produit.
Autrefois simple moteur de recherche qui aurait pu se faire avaler par Yahoo!, Google a su diversifier ses activités sur le web mais également dans le domaine des logiciels. Cet empire numérique n'est pas pour plaire à tout le monde, et outre les procès relatifs à Google Books ou Google News, la société est également accusée d'entretenir une politique relativement floue concernant les données personnelles des utilisateurs. Pour certains, l'avenir du web passe d'ailleurs par la fin de l'anonymat. De la transparence d'une société...
Au cours d'un entretien recueilli la semaine dernière par le magazine Der Spiegel, la ministre de la justice allemande Sabine Leutheusser-Schnarrenberger a partagé ses craintes vis-à-vis de Google en expliquant qu'au fil des années la firme de Mountain View avait accumulé beaucoup trop de puissance. « Globalement, ce qui se passe ici, c'est la naissance d'un nouveau monopole comparable à Microsoft », explique la ministre avant d'ajouter : « je veux créer plus de transparence et m'assurer que les internautes savent où vont leurs données ». Pour Mme Leutheusser-Schnarrenberger Google doit changer immédiatement sa politique sans quoi elle n'hésitera pas à avoir recours à « des actions en justice ». Interrogé par le magazine, Philipp Schindle, vice-président du département des ventes en Europe chez Google, explique : « nous ne vous espionnons pas, nous ne vendons pas vos données à des sociétés tierces. Nous ne sommes pas intéressés par vous en tant que personnes. Nous ne connaissons ni votre nom ni vos données personnelles, ni votre compte en banque (...) seul votre fournisseur d'accès à Internet possède votre vrai nom ». Cependant ces positions ne garantissent pas pour autant la sécurité des informations personnelles. Le 7 décembre dernier, Eric Schmidt, le PDG de Google, rappelait que les moteurs de recherche retenaient des informations pendant un certain temps et que selon la loi en vigueur dans le pays, certaines données pouvaient être partagées avec les autorités. ... à celle de l'utilisateur Lorsque l'on parle de transparence, il semblerait que les sociétés souhaitent plutôt recentrer la question sur les internautes eux-mêmes. C'est ainsi que Marissa Mayer, vice-présidente du département de la Recherche chez Google, expliquait au mois de juillet que le monde virtuel suivrait la même évolution que le monde physique. « Il y a très peu de choses que vous pouvez faire sous le couvert de l'anonymat dans le monde physique. Je pense qu'avec le temps, sur Internet, il y aura également de moins en moins d'anonymat, et je pense que c'est une bonne chose », déclare-t-elle en ajoutant qu'il s'agit aussi de responsabiliser les internautes. Mark Zuckerberg, PDG de Facebook, partage des positions similaires. Au mois de décembre, le réseau communautaire a changé sa politique en matière de vie privée. Si de nouveaux paramètres ont été ajoutés afin de régler plus finement les droits de lecture et d'écriture de ses contacts, le profil de quelque 350 millions d'internautes est soudainement devenu public par défaut. Interrogé ce weekend à ce sujet par le magazine Techcrunch, M. Zuckerberg explique qu'il s'agit-là de « la nouvelle norme sociale ». Il ajoute que ces 5 ou 6 dernières années, les internautes ont pris l'habitude de partager des informations personnelles via les blogs ou les réseaux sociaux. « Les gens sont devenus plus enclins non seulement à publier des informations de différentes natures, ils le font également de manière encore plus ouverte et avec plus de personnes. La norme sociale a évolué avec le temps ».